Le MNR est entré dans l’après Mégret…

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Le MNR est entré dans l’après Mégret…

Message  Invité le Mer 25 Juin - 11:46



Un mois après l’annonce par Bruno Mégret de son départ de la présidence du parti, le conseil national du Mouvement national républicain, qui s’est tenu dimanche à Paris, marque un tournant dans l’histoire du MNR. Depuis sa création, il y a bientôt dix ans, après la crise qui a secoué le FN fin 1998, il s’était toujours positionné à la fois en opposition avec le Front national et en recours lorsque celui-ci viendrait à s’effondrer : Bruno Mégret était persuadé qu’il serait alors en situation de capter l’électorat frontiste. Or s’il y a bien eu tassement électoral important du FN, l’effondrement tant attendu, conçu comme inéluctable, n’a pas eu lieu. Pire : l’analyse voulant que, tôt ou tard, en raison du vieillissement de Jean-Marie Le Pen ou de sa disparition, Bruno Mégret apparaîtrait comme le leader naturel de la droite nationale, a subi un revers en raison de la montée en puissance de Marine Le Pen.

Et que reste-t-il du MNR aujourd’hui ? Peu et beaucoup de choses. Beaucoup sur le plan des idées et des cadres, peu sur le plan électoral. Nicolas Bay, le secrétaire général du MNR, ne l’a pas caché : « Electoralement, le MNR n’a jamais réussi à prendre son essor […] Le MNR n’a plus la capacité à se poser en force politique autonome, capable de mener les batailles électorales uniquement sous ses propres couleurs. » Son apport programmatique, voire doctrinal, en revanche peut être précieux pour la reconstruction de la droite nationale, notamment pour l’édification d’une « Europe puissance » qui ne serait pas antinomique avec la défense de l’identité nationale, ou encore par son approche plus charnelle que républicaine, malgré son intitulé, de la France, et son combat de longue date contre l’« islamisation ». Ces atouts, le MNR, doté désormais d’une direction collégiale, entend les utiliser dans un cadre bien précis, celui de la « refondation de la droite nationale ». Pas autour de lui, pas contre le FN, mais « en coopérant » avec celui-ci. Nicolas Bay a été on ne peut plus clair sur l’enjeu : « Sachant [que le FN] est aujourd’hui la seule force électorale significative de notre camp, sa disparition symboliserait alors une droite nationale purement et simplement éradiquée de la vie politique française. Cette situation offrirait un boulevard, au moins temporaire, à la fausse droite, islamophile, ultra libérale et mondialiste. » D’où son appel à ne pas succomber aux « tentations groupusculaires qui se font jour alors que notre camp traverse une passe difficile », qui résonnait, involontairement assure-t-il, comme en écho au message adressé le 27 octobre 2007 à Paris lors du 1er anniversaire de la revue « Synthèse nationale » par Jean-François Touzé (avec lequel Nicolas Bay avait fondé le club Convergences nationales et dont il dispose désormais, seul). Le conseiller régional FN d’Ile-de-France avait alors appelé, lui aussi, à « ne pas céder aux tentations groupusculaires », avant, ayant révisé son analyse sur le FN, de fonder la Nouvelle Droite populaire (NDP) dont il est le porte-parole. Marine Le Pen l’avait dit clairement dans nos colonnes : rien ne serait possible avec le MNR tant que l’hypothèque Mégret ne serait pas levée. Depuis, Nicolas Bay l’a rencontrée, plusieurs fois, et a également engagé des discussions avec Jean-Marie Le Pen. Pour rejoindre demain le FN ? « Non, nous répond Nicolas Bay. Nous resterons autonomes. Mais le MNR ne se positionnant plus en concurrent direct du FN et Marine Le Pen ne s’inscrivant plus dans une démarche strictement fronto-frontiste comme il y a quelques mois, on va pouvoir travailler ensemble. » ■
C. P.

Article du journal Minute:http://www.minute-hebdo.fr/



Source: http://www.nationspresse.info/

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