Interview de Mr Jean Marie Le Pen

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Interview de Mr Jean Marie Le Pen

Message  Marine le Ven 30 Mai - 12:50

C'est un Front national en pleine tourmente qui réunit demain son conseil national, le « parlement » du mouvement. Mais Jean-Marie Le Pen apparaît, lui, à bientôt 80 ans, plus mordant que jamais. Objectif : les européennes de 2009.

EN GRANDE difficulté politique et en pleine tourmente financière, le parti de Jean-Marie Le Pen se réunit en conseil national demain. Les cadres du Front national, les secrétaires départementaux, les élus régionaux et les membres du bureau exécutif poseront les bases de la campagne des élections européennes de 2009 qui sera lancée officiellement en septembre... et que conduira vraisemblablement le vieux chef.


Autre priorité du jour, le déménagement du parti dans les nouveaux bureaux à Nanterre a finalement été retardé à septembre. Le Pen présentera également son nouvel organigramme : sa fille Marine, vice-présidente exécutive, verra ses tâches recentrées vers la communication interne et externe du parti.

Le FN a-t-il encore un avenir ?


Jean-Marie Le Pen. Et pourquoi n'en aurait-il pas un ? Je crois que le mouvement est promis à un bel avenir. Monsieur Sarkozy a dit de façon bien vaniteuse : « J'ai tué le FN, il est mort.


» Mais le sarkozysme sera oublié que le nationalisme sera toujours vivant. Nous allons retrouver à coup sûr une audience lors des prochaines élections, les européennes, qui sont à la proportionnelle. D'autant que nous sommes les seuls à avoir une position souverainiste crédible. Mégret s'est retiré, Pasqua est hors du coup, Villiers est sur la touche. Qui reste ? L'incoercible, l'incontournable, Jean-Marie Le Pen, doté d'une vertu rare : l'éternité !

Vous aurez 80 ans en juin. Quand passerez-vous la main ?

Je ne sais pas. Je suis président du FN et tant que j'en ai la force physique, intellectuelle et mentale, je ne me sens pas obligé de céder ma place. On a gagné quinze ans de vie en France. Il faut en tirer les conséquences. Le terme « retraite » m'est aussi odieux dans le civil que dans le militaire. Le lion n'est pas mort car il chante encore !

Et votre fille Marine ?

Pour diriger un mouvement, ou être candidat à une campagne présidentielle, il faut une énergie exceptionnelle. Marine a des dons incontestables, elle a fait un parcours, elle a des qualités exceptionnelles. Elle a sa place dans la compétition, mais comme d'autres.

Le président de la République pourrait désormais s'exprimer devant le Parlement. Votre sentiment ?

Quel que soit le dynamisme du chef de l'Etat, il n'a pas encore chaussé les bottes de Bonaparte et je ne crois pas qu'il y ait un grand danger. A moins qu'il n'y ait ensuite le couronnement, avec Carla dans le rôle de reine de l'Europe ? Il est vrai qu'elle a tout pour cela : un mari d'origine hongroise, elle-même est italienne, ils sont citoyens de pays de l'UE.

« Sarkozy voit la France comme une affaire, comme un manageur »

Selon vous, Sarkozy n'est pas français ?

Si bien sûr, mais il y a dans la fonction présidentielle un caractère charnel, symbolique très fort, c'est l'incarnation de la nation. Sarkozy s'intéresse à l'avenir de la France, il la voit comme une affaire, comme un manageur. Le reste, le passé, les victoires, les défaites, tout ce qui a tissé l'histoire de notre pays et de notre peuple, cela ne lui apparaît pas très important. S'il est détaché de certaines valeurs, c'est qu'il n'a pas cet enracinement. C'est ce qui m'avait fait dire pendant la campagne que je souhaitais que le président soit un français de souche plutôt qu'un descendant d'immigré.

Auriez-vous été intéressé par l'ouverture s'il vous l'avait proposé ?

Non, parce que je suis en désaccord avec lui sur des points fondamentaux comme l'Europe. Son ouverture était habile, mais très superficielle. Sans la proportionnelle, c'est du décor. Choisir Rama Yade et Rachida Dati, qui sont de belles jeunes femmes, ça fait moderne, pittoresque. Elles remplissent leur mission pas plus mal que d'autres, il faut le dire. Je suis plus sensible à l'ouverture vers la gauche. C'est ce que j'appellerai la « cohabitation volontaire ».

En un an, Sarkozy a-t-il fait des choses positives ?

Oui, comme la suppression des droits de succession entre conjoints, mais il n'a pas fait les grandes réformes dont il affichait l'ambition. Il est tellement attaché à sa popularité que, dès qu'il y a une forte résistance, il a tendance à reculer rapidement, comme sur les 35 heures ou les taxis.

Il y a un mois, vous récidiviez sur les chambres à gaz et le « détail ». Vous regrettez ces propos ?


Je ne vais pas raser les murs ou me cacher derrière mon ombre. J'avais interdit la publication de cette interview. En plus de la publier, le journaliste a envoyé les « meilleures feuilles » à l'AFP. Mais je ne crois pas avoir fait quelque chose de criminel ni même de délictuel.

Le parti est en proie à de sérieuses difficultés financières. Où en êtes-vous ?

Nous avons mis en oeuvre un plan social, suspendu la parution de « Français d'abord ». Et « National Hebdo », journal ami du FN, va mettre la clé sous la porte. La vente du Paquebot est toujours en cours car plusieurs offres nous sont parvenues. Ce n'est pas simple, c'est une grosse baraque...

source: le parisien



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