Bruno Mégret annonce son "retrait" de la vie politique

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Bruno Mégret annonce son "retrait" de la vie politique

Message  Invité le Mer 21 Mai - 13:55

Bruno Mégret annonce son "retrait" de la vie politique



PARIS (AFP) — Le président du Mouvement national républicain (MNR), Bruno Mégret, a annoncé mardi son "retrait de la politique", un peu moins de dix ans après son spectaculaire départ du FN dont il était le numéro 2.

M. Mégret a fait part de son intention dans une brève note aux journalistes, les invitant pour s'expliquer à un cocktail de presse vendredi à 11H00 à l'hôtel Novotel Vaugirard à Paris.

"Je vais travailler à l'étranger pour une grande entreprise. Je me mets en réserve de la politique, après avoir tout tenté pour faire émerger une vraie droite dans le paysage politique", a-t-il indiqué à l'AFP, sans autre précision.

"Je ne pars pas pour six mois", a-t-il précisé, alors qu'on lui demandait si ce "retrait" était temporaire ou définitif.

Ancien lieutenant efficace et ambitieux de M. Le Pen au Front national, M. Mégret avait tenté de prendre le pouvoir fin 1998, avant de faire scission avec de nombreux cadres du parti et de fonder le MNR.

Mais malgré tous ses efforts, le MNR n'avait jamais réussi à rivaliser avec le FN et s'était progressivement étiolé. Aux dernières législatives, le MNR n'avait recueilli que 0,4% des voix, perdant le droit au financement public des partis.

A l'occasion de la présidentielle 2007, Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret avait scellé leurs retrouvailles devant la presse, accompagné chacun de son épouse.

Mais M. Mégret, qui rêvait de retrouver une place dans l'équipe de campagne de M. Le Pen, s'était heurté à l'hostilité résolue de Marine Le Pen et de Louis Aliot, le secrétaire général du parti.

Il avait finalement été tenu à l'écart, n'obtenant qu'une apparition silencieuse dans un meeting de M. Le Pen à Lyon.

Ces derniers mois, M. Mégret avait apporté son soutien à la tentative de plusieurs courants d'extrême-droite de se fédérer pour tenter de rivaliser avec le FN, à l'initiative notamment de l'ancien frontiste Jean-François Touzé.

Mais plusieurs cadres du MNR, dont le secrétaire général Nicolas Bay, était en désaccord avec cette initiative, et privilégiaient le rapprochement avec un FN devenu plus conciliant après ses mauvais scores électoraux.

En novembre 2007, la cour d'appel d'Aix-en-Provence avait confirmé une peine de huit mois de prison avec sursis, assortie d'une amende de 8.000 euros et d'une inéligibilité d'un an, infligée à M. Mégret pour complicité de détournement de fonds publics.

M. Mégret et son épouse étaient poursuivis pour avoir utilisé les fonds publics de Vitrolles, à l'époque où Catherine Mégret en était maire (1997-2002), pour payer quatre envois de courriers entre novembre 2000 et décembre 20001, sans rapport avec les intérêts des contribuables de la commune.

Bruno Mégret, 59 ans a commencé sa vie politique au RPR avant de rejoindre le FN où il connaîtra l'apogée de sa carrière, avant de tenter, et de perdre, le pari de fonder son propre parti.

Né le 4 avril 1949 dans le XVIe arrondissement, fils d'un conseiller d'Etat, ce polytechnicien inconditionnel de Napoléon est d'abord tenté par l'armée qu'il rejoint pendant trois ans, malgré une carrure chétive, notamment pour un stage commando.

Avec son titre d'ingénieur des Ponts, Bruno Mégret entre en 1975 au Commissariat général du plan. Il joue un rôle influent au Club de l'Horloge, cercle de réflexion ultra-conservateur.

En 1979, membre du RPR, il devient conseiller technique du ministre de la coopération Robert Galley. Il quitte le RPR qu'il juge trop "mou" pour fonder en 1982 les Comités d'action républicaine.

En 1985, il rejoint le FN, "à l'heure du succès", nuancent ses détracteurs. Il en devient numéro 2 en 1988, après le 14,3% réalisé à la présidentielle par Jean-Marie Le Pen, qui reconnaît ses qualités d'organisateur.

Homme de dossiers, Mégret sera le parfait bras droit, jusqu'à ce que ses ambitions percent : être calife à la place du calife.

Député de l'Isère en 1986, député européen en 1989, conseiller régional en 1992, il est inéligible pour un an en 1997 pour dépassement de frais de campagne et fait élire son épouse Catherine à la mairie de Vitrolles (Bouches-du-Rhône). Le Pen le brocarde en parlant de "maire-consort".

Bruno Mégret, qui se voit héritier naturel, prend méthodiquement le contrôle du parti.

Jean-Marie Le Pen freine, envisage de lui préférer son épouse Jany pour la tête de liste aux Européennes de 1999, si lui-même est inéligible. La rupture est consommée fin 1998 : exclu du parti, Bruno Mégret devenu le "félon" aux yeux de M. Le Pen crée le MNR qui n'obtient que 3,3% des voix aux Européennes.

Son parti connaîtra ensuite un lent étiolement, jusqu'à un piètre 0,4% aux législatives 2007

Source: AFP

http://afp.google.com/article/ALeqM5gVkJ8ChKAKBdXgkBdLLUnspltY-w


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