Adieu « National hebdo », bienvenue « Au Front »
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Adieu « National hebdo », bienvenue « Au Front »
Adieu « National hebdo », bienvenue « Au Front »
Après 1246 numéros, notre confrère « National hebdo » a cessé de paraître. Le numéro 1247, daté du 12 juin 2008, qui était écrit et mis en pages, n’a pas été imprimé et n’est disponible que sur Internet « en raison de graves difficultés financières ». Louis Aliot, le secrétaire général du Front national, qui est devenu p-dg de la société éditrice du journal après la mort subite de Jean-Claude Varanne en avril dernier, confirme : « Le numéro était prêt mais comme l’imprimeur n’était plus payé depuis deux ou trois mois, il n’a pas voulu l’imprimer. »
Le sort du titre, qui avait pris au début des années 1980 la suite de « RLP Hebdo », lui-même successeur du « National », était de toute façon scellé depuis plusieurs mois, du moins dans son fonctionnement actuel, le Front national n’ayant plus les moyens, comme il le faisait auparavant, d’injecter régulièrement de l’argent dans le titre pour lui permettre de survivre et de continuer à être présent chez les marchands de journaux pour diffuser la ligne politique du parti de Jean-Marie Le Pen.
La semaine dernière, Louis Aliot a procédé au dépôt de bilan de la SA NH devant le tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine). Le p-dg de la SA NH attend maintenant la nomination d’un administrateur judiciaire, auquel il reviendra de choisir entre la liquidation pure et simple et un plan de continuation – que le Front national n’entend pas demander, la visibilité d’un titre en kiosques ne lui paraissant pas prioritaire dans sa restructuration en cours et, de toute façon, financièrement impossible : « On n’a plus un centime », confesse Marine Le Pen.
Une demande de continuation pourrait être présentée par des salariés, mais elle risque de se heurter à un problème juridique que soulève Louis Aliot : lors de la scission mégrétiste de fin 1998-début 1999, Jean-Claude Varanne avait déposé le titre à l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi) en nom propre afin d’éviter que les « factieux », s’ils venaient à s’emparer du Front national, ne récupèrent le journal. De sorte que le titre est aujourd’hui dans la succession Varanne, et non dans l’actif de la société, actif que l’administrateur devra recenser pour faire face au passif. Décidera-t-il d’y réintégrer le titre ? Ou les héritiers de Jean-Claude Varanne pourront-ils en disposer ?
Après l’arrêt de « Français d’Abord », le magazine mensuel du Front national, pour des raisons financières également, et le lancement avorté du « National » – qui, s’il finissait par se réaliser, ne le serait en toute hypothèse que de façon totalement extérieure au parti –, le FN se retrouve donc provisoirement dépourvu d’organe de presse. Provisoirement car un nouveau titre doit naître dans le courant de l’été.
« Maintenir un lien entre le Front national et ses adhérents était essentiel », explique Marine Le Pen. D’où la naissance d’un bulletin de liaison, qui, précise la vice-présidente exécutive du FN, « ne ressemblera ni à “Français d’abord“, ni à “National hebdo“ », avec « un format qui permettra d’y mettre beaucoup de choses ». Le titre retenu : « Au Front ». Parution si possible fin juillet, sinon à la rentrée.
P.V.
Source: http://www.nationspresse.info/
La dernière une de National Hebdo:

Le dernier numéro, consultable ici:
http://www.national-hebdo.com/
Dernière édition par Hans le Mer 18 Juin - 11:17, édité 1 fois
Re: Adieu « National hebdo », bienvenue « Au Front »
Vivement que l'on puisse recevoir "Au Front" dans sa boite aux lettres!




